Soutien à Philippe, sans emploi en grève de la faim depuis le jeudi 1er mars

Publié le par ccpl59

 

 

 

SOUTIEN A PHILIPPE, SANS EMPLOI EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS LE JEUDI 1er MARS !


Police Emploi ne vise qu'à deux choses et NE SERT A RIEN D’AUTRE :  

- faire accepter au chômeur-se n'importe quel taf précaire (mal payé, mauvaises conditions de travail, aucune sécurité de l'emploi...) ou obliger à une formation et autres ateliers bidons        

- radier le maximum de chômeur-ses

Pôle emploi n'est pas un service public d'accompagnement du chômeur, c'est un outil de contrôle social. La politique du rendement imposé par le management à l'interne (consignes des cadres et de la direction pour traiter/caser/radier le maximum de dossiers) nuit à toutes et tous, c'est à dire aux salarié-es et aux usager-es.


La situation de notre compagnon Philippe, membre actif du collectif, est symptomatique :


Marié à une personne en demande d’asile, elle est aujourd’hui sans-papiers. Malgré une présence de plus d’un an sur le territoire, elle pouvait prétendre à des accompagnements vers l’emploi par le biais de structures sans que Pôle Emploi ne l’aiguillonne dans ce sens. Pôle Emploi lui a ôté l’ATA (environ 300 euros par mois) et elle n’a le droit à aucune autre aide. Ce jour, la Préfecture lui demande environ 750 euros pour déposer un dossier de demande de carte de résident. C’est donc l’impasse de trouver une issue en terme de recherche d’emploi, la régularité de sa situation administrative étant pour le moment impossible financièrement (et sans gage de régularisation !). Concernant Philippe, après avoir touché l’ARE suite à son dernier emploi, il n’a jamais bénéficié de placement prioritaire de la part de pôle emploi. Or sa situation le rend de fait prioritaire. Malgré les difficultés de la situation personnelle de Philippe et son épouse, Pôle Emploi ne l’a pas non plus mis en placement vis-à-vis de la SNCF avec qui des conventions PPAE existent, or il pouvait postuler comme technicien informatique en lien direct avec son parcours professionnel. A la place on lui propose des jobdating et autres ateliers bidons ne résolvant pas sa situation ; à défaut de s’y rendre il risque même la radiation. Touchant aujourd’hui 486 euros (ASS), la situation de Philippe et son épouse est devenue invivable. Il ne reste plus que deux mois de délai avec la banque… avant recouvrement ! Le suivi d’accompagnement de Philippe révèle que dans le fond les privés d’emploi ne sont pas suivis sérieusement, que l’agence d’Hellemmes a failli à sa mission sociale. La gestion des dossiers ne se fait principalement que sous l’angle du fliquage qui alourdit l’accompagnement sans efficacité tandis que les agents sont trop peu nombreux et subissent des conditions de travail nuisant à l’accompagnement. Aujourd’hui, tout est clair : les RDV pôle emploi ne servent à rien et on se fout complètement des chômeur-ses, réduits à des chiffres. Les agents sont formés davantage dans le sens du contrôle social que dans l’aide de retour à l’emploi. Pôle Emploi a accumulé les erreurs de suivi dans le cas de Philippe… Combien d’autres ?? !!


 Nous exigeons ce jour un RDV immédiat avec la direction de l'agence, afin d’obtenir un placement d’urgence, et la fin des RDV bidons qui donnent allure d’accompagnement mais qui font en fait pression dans le sens d’une éventuelle radiation. Aucune solution apportée, que du vent !

 


Police emploi met tous ses moyens dans la chasse au « mauvais » chômeur, le fliquage, les économies, la précarisation, la sous-traitance... Ses agents y sont donc mis à contribution, à la défaveur d'un véritable accompagnement à l'emploi. Les agents ne peuvent plus informer correctement les usager-es, ils et elles sont moins opérables pour des suivis de qualité et des orientations en phase avec la personne au chômage... Nous pensons que Pôle Emploi doit être au service des chômeurs et précaires et assurer à son personnel des conditions de travail vivables. Nous refusons qu’on coupe les vivres à certains d’entre nous sous prétexte qu’ils n’ont pas répondu à une convocation balancée sur leur messagerie électronique, ou parce qu’ils n’ont pas pu y répondre, d’autant que dans bien des cas, elle ne leur apportera rien, sauf culpabilisation et menaces. Nombreux sont ceux qui dès lors, refusent cette humiliation mais perdent revenus, accès aux soins, ne se nourrissant que par intermittence quand ce n’est pas leur logement. En réalité nous ne connaissons aucun motif légitime de contester le droit à l’existence de qui que ce soit en lui coupant ses maigres ressources. Nous refusons d’accepter n’importe quel emploi dans n’importe quelle situation. Ce qui aurait pour effet de faire pression sur d’autres salariés-ées et de dégrader leurs conditions de travail. Nous refusons que Pôle Emploi participe en notre nom aux mille tracasseries, à la violence bureaucratique faites aux personnes étrangères avec ou sans papier en utilisant ses lampes bleues pour contrôler leurs papiers. Nous refusons d’être érigés en bouc-émissaires d’une crise structurelle du capitalisme afin que quelques nantis conservent profits et dividendes. Conseillers, le seul moyen de faire reculer les managers et la direction de Pôle Emploi, c’est de lutter aux côtés des chômeurs et précaires. Pour qu’on cesse de faire de vous des auxiliaires de police du travail, qu’on mette un terme aux violences verbales de la direction, à la mise en concurrence des agents-es entre eux, à la destruction de vôtre autonomie et de votre métier ou à l’individualisation de votre charge de travail.


 

de manière générale, NOUS REVENDIQUONS


- le blocage des radiations                                                                               

- la fin de la dématérialisation des convocations (internet...) et la prise de RDV commune entre conseiller-es/chômeur-ses                                                                               

 - la transparence des chiffres : nature des prestations et budget alloué à la sous-traitance, “motif” et nombre de radiations, nombre d’EMT, EMTPR, AFPR (travail gratuit)… proposés/imposés et quelles entreprises y ont recours                                                                                 

- la titularisation des personnels précaires des agences de la métropole lilloise                            

- l'augmentation des minimums sociaux et l'élargissement des critères d'attribution, sans chantage de la part de police emploi (convocation, formation bidon et taf précaire obligatoires...).


REJOIGNEZ-NOUS !

CHAQUE JEUDI : PERMANENCE du Collectif de 15H à 18H (et accueil téléphonique UNIQUEMENT dans ce créneau horaire : 03 20 56 96 10). REUNION à 18H. Au 32 rue d’Arras, Lille-Moulins


Nous proposons de nous entraider et de nous solidariser sur nos situations diverses (radiations, droits...), de débloquer ensemble les situations vis-à-vis de pôle emploi et de la CAF. Ne restons pas isoléEs, organisons-nous. Le collectif est ouvert à tous les gens qui veulent se battre contre la précarité. Le collectif participe aussi aux occupations des pôles emploi (et CAF) démarrées le mardi 17 janvier.  On encourage les assemblées générales lors de ces actions afin de mettre au point, ensemble, des revendications et la poursuite du mouvement qui se répand en France dans plusieurs villes.  Nous contacter : collectifCPL59 [at] yahoo.fr / Blog: ccpl59.over-blog.com

Publié dans Prochains RDV

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Clovis Simard 13/06/2012 13:24

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-8. - THÉORÈME LAST. - TOUT EST PRÉCAIRE ?

bibi 04/03/2012 15:22

on ne dit pas chômeur mais homme libre et non soumis à l’exploitation de l’homme par l’homme.

on ne dit pas salarié, employé, ouvrier, travailleur mais esclave (moderne), prostituée.

soyons heureux donc !

http://bit.ly/xsGRH7