QUI SONT LES FRAUDEURS ?

Publié le par ccpl59

QUI SONT LES FRAUDEURS ?


ON NOUS FAIT CROIRE QUE LES PAUVRES ET LES ETRANGER-ES SONT LES FRAUDEURS, LES PARASITES QUI ABUSENT DES AIDES SOCIALES. LE TRAITEMENT MEDIATIQUE CAUTIONNE LES FLIQUAGES, LES CONTROLES, LES RADIATIONS, LES DISCOURS STIGMATISANTS, LES DISCRIMINATIONS…EN NE DISANT RIEN DE LA VERITABLE FRAUDE SOCIALE:

 

CELLE DU PATRONAT !


Dans les faits, que font les gouvernants vis-à-vis des allocataires, chômeur-ses, précaires ?


- Retrait de nos minimums financiers vitaux (RSA, Allocations chômage, prestations familiales…) le recours aux radiations, « trop-perçus », aux contrôles d'identités... Dernièrement c’est encore une circulaire (fin janvier 2012) qui généralise la coopération renforcée contre la fraude aux prestations, ciblant particulièrement les RSAstes !

- Esclavage moderne via CUI-CAE, CUI de 7h/semaine, les multiples formations/stages non rémunérés (le tout sans débouché), l’intérim à vie, le chômage partiel ...Ils mettent en concurrence l'ensemble des travailleur-ses pour pousser les conditions de travail vers le bas, et offrir au patronat le maximum de profits.

- Ils ne régularisent pas les sans-papiers, main d’oeuvre surexploitée, condamnée au travail illégal. Ils multiplient les lois xénophobes qui les précarisent et empêchent notamment l'accès aux prestations familiales, au travail légal, à la santé, à l'emploi alors même qu'ils encaissent leurs cotisations et leurs impôts...

- Ils s’attaquent aux associations et structures d’urgence oeuvrant dans le social, alors que, par exemple, le logement est de plus en plus inaccessible : expulsions locatives et des squats, procès, manque de logements, difficultés d’accès, exclusions des structures, baisse des postes d'éducateurs-trices


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REUNIONS du Collectif Chômeur-ses et Précaires de Lille : CHAQUE JEUDI A 18H 

 PERMANENCES de 15H à 18H au 32 rue d'Arras à Lille-Moulins (avec accueil téléphonique UNIQUEMENT dans ce créneau horaire: 03 20 56 96 10).

Nous proposons de nous entraider et de nous solidariser sur nos situations diverses (radiations, droits...), de débloquer ensemble les situations vis-à-vis de pôle emploi et de la CAF. Ne restons pas isoléEs, organisons-nous ! Le collectif est ouvert à toute personne voulant combattre la précarité. SDF, allocataires,sans emploi,sans papier-es, trravailleur-ses du sociales, de pôle emploi, CPAM, de la CAF, de l'éducation... : les gouvernants ne cessent de nous imposer un système de flicage, de précarité, de punition et d'exclusion ! Le collectif participe aussi aux occupations des pôles emploi (et CAF) démarrées le mardi 17 Janvier. On encourage les assemblées générales lors de ces actions afin de mettre au point, ensemble, des revendications et la poursuite du mouvement qui se répand en France dans plusieurs villes. Qu'ils arrêtent leurs salades et balancent l'oseille, sans contrepartie !


Contact : collectifCPL59[at] yahoo.fr – Blog : ccpl59.over-blog.com

 

ETAT ET PATRONS FRAUDEURS :


L'Etat, en 2010, a volé plus de 5 milliards d'euros aux pauvres ayant le droit au RSA selon un rapport très officiel remis à Bachelot. Les gens ne sont pas informés de leurs droits tandis que beaucoup se  découragent face à la bureaucratisation et les complications administratives dans l'accès au RSA, accrues par le principe de contrôle et de flicage. Sans compter les radiations qui ont empêché d’avoir le RSA. Ces pratiques permettent de baisser les chiffres du chômage tout en retirant nos revenus. Vive les économies !


Depuis 2007, l'Etat a volé (sans que l'on puisse chiffrer le montant) de nombreuses familles étrangères, dont des familles roms. Multiples prestations familiales n'ont pas été versées (et ne le sont toujours pas dans plusieurs CAFs en France) alors que ces familles y ont le droit, si l'on en juge notamment par la condamnation exemplaire de la CAF de St Etienne par la HALDE. Les plaintes vis à vis de ces vols d'Etat de nature xénophobe ne sont pas légion car difficiles à mener. Combien de CAF ont pratiqué et continuent de pratiquer le non versement de prestations familiales aux étrangers qui y ont le droit ? Cela mériterait une campagne d'information de la part de la CAF et des dommages et intérêts à verser aux biaisé-es. Rajoutons le racket d’Etat sur les cotisations des travailleur-ses sans papiers : ils et elles payent des cotisations sociales (chômage, retraite, maladie), des impôts (TVA…). Or on ne leur permet pas de s’inscrire à pôle emploi et sont exclus par conséquent du bénéfice des cotisations auxquelles ces personnes ont contribué.


Harcèlement d’Etat auprès des femmes célibataires dont on suspecte la fraude et qui au final renoncent à leurs droits, à cause des exigences administratives trop intrusives et complexes pour obtenir des dus légitimes, ou pire des humiliations imposées par des contrôleur-ses intrusifs. Les plaintes de ces femmes victimes de harcèlement d'Etat, quand elles s'expriment, ne sont pas écoutées et méprisées par l'institution.


En 2010, environ 16 milliards de fraude sociale volés par des employeurs qui ne versent pas les cotisations salariales et patronales à l’Urssaf. C’est énorme, à côté des 3 milliards de fraude aux prestations sociales (arrêts maladies, CAF…). Environ 40 milliards de fraude fiscale par les entreprises et particuliers, sans compter les évasions fiscales qui doivent en monter considérablement le montant. Mais les dirigeants développent tout l’arsenal répressif sur les pauvres pour qui la fraude est une nécessité vitale, au contraire de l’avidité des élus et du patronat. Le gouvernement met en place des moyens financiers et des politiques pour éliminer les pauvres,  tandis qu’il ne fait rien en faveur du renforcement de l’Urssaf, de l’inspection du travail et du fisc ! Or il y aurait ainsi beaucoup d’argent à récupérer et à redistribuer !


Les patrons, au contraire, sont même récompensés pour leur fraude, tandis que les pauvres on les crève pour de petites pertes financières. On leur offre la réduction des cotisations sociales. Officiellement pour « faire baisser le coût du travail », c’est de la baisse massive des salaires dont il est question.  Bingo ! Vive la crise ! 30 milliards d’économie pour les patrons sur les salaires et cotisations sociales. Et pour les autres, en guise de compensation, on impose la hausse de la TVA, dans le cadre d’un plan d’austérité qui ne dit pas son nom, pour « l’effort national » !


Contrats CUI de 7h/semaine : 10 000 contrats de ce type sont mis à disposition depuis janvier au niveau national (durée de 6 mois, renouvelables une fois). Présentés par Bachelot comme une « démarche qui participe au réapprentissage de la vie» (sic), ils permettent de gagner à peine 136 euros par mois en plus du RSA, pour 28 heures de travail (moins de 5euros l’heure de travail !). Ces contrats ne sont soumis à aucune cotisation socialeet la prise en charge par la collectivité s'élève à 95% du Smic brut. Pour l'employeur, le coût final est de 51,80 € euros par mois et par contrat. 

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